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Stéphane Larue Stéphane Larue


Aurélie Cabrel : L'album "A La Même Chaîne" disponible au printemps


Publié le Lundi 10 Mars 2014 - modifié le Lundi 10 Mars 2014 - 21:20


On se souvient d’« Oserais-je ? », où Aurélie Cabrel évoquait les difficultés de rompre avec l’insouciance pour aborder l’âge adulte. Souvenirs de l’époque où elle était manager de groupes locaux ? Préoccupations d’une fille de son âge ?
 

Avec « A la même chaîne », son nouvel album, elle renvoie aujourd’hui l’image d’une artiste sensible et épanouie, très inspirée par le sentiment amoureux. « Je m’étais pourtant jurée de ne jamais écrire tout un disque sur ce thème ! » confesse-t-elle. Pourtant, de « Dis-moi » à « Reviens » ou « C’est pourtant pas le paradis », tout nous ramène invariablement du côté du cœur !

 

Comme le titre qui donne son nom à l’opus. « C’est la première chanson d’amour que j’ai écrite (avec Olivier Béranger). Cette chaîne symbolise aussi un souvenir lié à l’enfance. Je me souviens d’une affiche où l’on voyait des mains qui s’étreignaient pour former un cercle autour de la terre. J’ai été touchée par cette idée que nous ne sommes rien sans les autres ».

 

A l’écoute des douze morceaux réalisés et composés par Esthen (sauf « Tout l’indiffère »), on prend la mesure de leur belle complicité artistique. « Esthen m’accompagnait déjà sur « Oserais-je » ? Nous n’avons pas les mêmes références et nous complétons parfaitement ». Auteur ou co-auteur, Aurélie a partagé sa plume avec Olivier Béranger et…Francis Cabrel qui a signé  «Bref, s’aimer », « Tout l’indiffère » et le vibrant « Lève les bras ».

 

Affirmant volontiers qu’elle ne croit pas au hasard, la chanteuse reconnaît pourtant que sa rencontre avec Grand Corps Malade n’avait rien de prémédité. «Je ne m’étais jamais vraiment intéressée au slam. Mais lorsque je l’ai découvert sur scène à Astaffort, j’ai été bouleversée ». Dépassant sa timidité naturelle, elle lui demande alors de lui écrire un texte. « Il m’a répondu qu’il avait enregistré un duo avec mon père (« La traversée ») et que pour lui, la musique était un échange. Trois semaines après, il m’a envoyé « A quoi tu rêves ? ».
 

Sur un rythme lent et prenant, Aurélie s’approprie cette troublante et brillante allégorie sur le fantasme, la fuite de l’autre dans le sommeil et les rêves.

Etrangement, elle avoue avoir ressenti les affres de la page blanche pour « Je ne suis pas jalouse », une chanson dédiée à son père. « J’y ai passé plus d’un an ! J’ai finalement demandé l’aide d’Olivier qui a tout de suite compris ce que je voulais dire ». Avec lui, elle désacralise un peu l’image du père.

 

« J’écris des chansons comme les enfants dessinent » se plait-elle à répéter. Des dessins empreints de poésie, qui prennent tour à tour les couleurs nostalgiques de « Te souviens-tu mon amour ? » ou les sombres contours de l’absence avec « Les guillemets ». Un titre dont l’intensité douloureuse prend une dimension symphonique grâce aux cordes de l’Opéra de Paris. «Avec Esthen, nous sommes « montés »  à Paris pour assister à ce moment particulier: 13 cordes s’emparant pour la première fois de notre partition. J’ai pleuré durant toute la cession ! »

 

Pour le reste, tout a été enregistré dans un studio près d’Agen. Un côté « comme à la maison », bien dans l’esprit de celle qui demeure profondément attachée à ses racines rurales. « Je suis fière parce que j’ai le sentiment d’avoir fait du bon travail. Je me suis interrogée sur ce qu’en tant que femme et en tant qu’artiste, j’avais envie de donner de moi… ».




















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