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Bot’Ox sort son deuxième album : "Sans Dormir"


Publié le Vendredi 20 Septembre 2013 - modifié le Vendredi 20 Septembre 2013 - 21:08

Bot'Ox et ses deux membres, véritables figures de la musique électronique française reviennent avec un deuxième album "Sans Dormir", dans les bacs le 6 novembre 2013 !


Bot’Ox sort son deuxième album : "Sans Dormir"
Bot’Ox est un duo formé en 2005 par les Français Julien Briffaz et Cosmo Vitelli. Après un road-trip à Babylone (“Babylon by Car”, leur premier album sorti en 2010), ils reviennent hanter des discothèques éteintes avec un deuxième album, “Sans Dormir”, à paraître le 6 novembre 2013 : dix morceaux, la plupart chantés, dont quelques-uns sont sortis sous forme de maxis avec clip et remixes au cours de l’année.

Pour ce deuxième album, la Cadillac cabossée se gare sur le parking d’une boîte de nuit à la dérive comme le suggèrent les visuels liés au projet, des discothèques françaises abandonnées photographiées par Philippe Lebruman. De la même façon que l’automobile, loin de n’être que le motif futuriste du progrès et de la vitesse, donne un avant-goût de la casse, le night-club, symbole de jeunesse et de vitalité, contient dans sa promesse de nuits blanches une grande fatigue.

Le décor ainsi planté est l’écrin ambigu de chansons qui parlent d’amour comme dans n’importe quel album pop. Dans “Sans Dormir” toutefois, l’insomnie est une aventure solitaire. S’ouvrant par une visite spectrale venue du sous-sol - “Basement Love” - l’album enchaîne avec “Grands Boulevards”, pulsion de virée nocturne rockabilly où les guitares côtoient les moogs, puis fait le compte de ses obsessions, rêves récurrents et cauchemars éveillés : “2.4.1”, désillusion amoureuse à penchant soft-rock ; “Another Form of Fatigue”, domptage de migraine à tendance dubby ; “Back from the Suburbs”, ballade eclectro-rock vrillée ; “Goodbye Fantasy”, anti-déclaration d’amour aux accents pop pro-British ; “The Face of Another”, errance sexuelle discopop insatisfaite ; “Night Stuntman”, générique psychédélique d’un film sans happy end ; le doux “Unfinished Business” pour une tentative de réconciliation ; et enfin la sortie toute en synthés du morceau-titre “Sans Dormir”.

Les voix froides mais émues des interprètes font se croiser intimités masculine et féminine, qui parfois se répondent (“Unfinished Business”). Parmi ces interprètes figurent Mark Kerr, Anna Jean et Judy Nylon (du groupe punk mythique Snatch), déjà présents sur le premier album. Les ont rejoint Samy Osta, et Foremost Poets, voix emblématique de l’underground house/techno d’outre-Atlantique. La version “deluxe” de l’album ajoute à ces dix titres une série de morceaux inédits ou qui n’étaient disponibles qu’en version digitale jusqu’à présent.

En concert, Bot’Ox est depuis les débuts du groupe éloigné de ce qu’on attend d’un duo de DJs de studios et joue dans le registre rock. Le format chanson étant de plus en plus présent dans le répertoire, le chanteur Mark Kerr est désormais présent sur scène, accompagné d’une formule guitare-basse-batterie. Pas de succession
de pop-songs nerveuses : on retrouve dans les lives de Bot’Ox des formes d’intensité plus proches des passions de jeunesse -.shoegaze et techno.

Les deux membres de Bot’Ox sont des figures de la musique électronique made in France. Julien Briffaz a longtemps fait partie du duo house et techno Tekel, aussi écrit [T]ékël. Tout en muscles sur le dancefloor et tout en humour dans les intitulés (“Deep Turtle” ou “Acid Bonanga” font partie de leurs tracks d’anthologie), les deux Tekel séparent leurs routes canines en 2009 après une floppée de maxis et un album paru en 2006 sur Initial Cuts. C’est depuis en studio qu’on a le plus de chances de rencontrer Julien Briffaz.

Cosmo Vitelli a acquis sa notoriété de producteur dans les années French Touch, en remixant ou en étant remixé par des De Crécy, Cassius ou Daft Punk, et en offrant une riche production personnelle qui aboutira à la sortie de l’album “Clean” en 2003. En 2004, il crée le label “I’m a Cliché” à qui l’on doit les premiers succès de Simian Mobile Disco, Azari & III et Yuksek. Sa passion dévorante pour la musique trouve progressivement un équilibre à trois casquettes : le DJ, le patron de label, la moitié de Bot’Ox.

Julien Briffaz et Cosmo Vitelli se sont rassemblés en se laissant aller à leurs idées fixes communes : un univers esthétique mécanique, marqué par la mythologie de l’automobile et la fragilité paradoxale de la carrosserie, et une vision de la musique obsessionnelle et mutante.

Après quelques maxis parus sur de prestigieux labels tels que DFA, DC Recordings et Marketing, leur premieralbum “Babylon by Car” voit le jour en 2010 sur I’m a Cliché. Cette route faite de onze pistes alterne courses-poursuites, passages de douanes anxieux et balades en forêt entre chien et loup. Y résonnent les voix sensuelles et mélancoliques d’Anna Jean, Mark Kerr et Judy Nylon.

Oscillant entre la route déserte et le dancefloor moite, le terrain de jeu de Bot’Ox s’étend par la suite aux toiles de cinéma : ils composent la bande son du film Mineurs 27 du Français Tristan Aurouet (2011) - on retrouve des extraits de cette BO sur le CD bonus de “Sans Dormir” - puis des titres pour le film Dias de Gracia du Mexicain Everardo Gout (2012).












1.Posté par matelas latex le 01/10/2013 12:56 | Alerter
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