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Stéphane Larue Stéphane Larue


Elle a dit - Valérie Trierweiler : "Je souhaite bonne chance à François Hollande pour les trois ans qui restent"


Publié le Mardi 6 Mai 2014 - modifié le Mardi 6 Mai 2014 - 12:07


Elle a dit - Valérie Trierweiler : "Je souhaite bonne chance à François Hollande pour les trois ans qui restent"
Valérie Trierweiler était invitée sur Europe 1 ce matin, voici l'interview qu'elle a accordée à Thomas Sotto. :

Quelle est la situation en Haïti ?
 
"Les besoins sont énormes. Nous sommes arrivés il y a quelques heures, on va découvrir dans les jours à venir mais les besoins sont immenses en éducation, en santé. Surtout en éducation : 500.000 enfants ne vont toujours pas à l'école."
 
La reconstruction se voit-elle ? Le palais présidentiel est toujours à terre ?
 
"Le palais présidentiel n'est pas terminé, la plupart des ministères sont dans des préfabriqués, mais est-ce vraiment ce qui compte ? C'est comment vit la population, les enfants, combien d'entre eux meurent du choléra... C'est tout ça qui nous intéresse, nous, le Secours Populaire, puisque je suis là au nom du Secours Populaire..."
 
Comment peut-on aider Haïti après l'élan de générosité en 2010 ?
 
"C'est toujours la même chose : quand il se passe un événement catastrophique, il y a un élan de générosité énorme, et puis ça s'arrête, ça se ralentit et ça finit par se stopper complètement. Aujourd'hui, il y a encore besoin de beaucoup d'argent. La reconstruction est estimée à entre 8 et 14 milliards de dollars ; à l'époque il y a eu seulement 1 milliard de dollars donc vous voyez ce qui manque aujourd'hui. Le Secours Populaire avait récolté 4,4 millions d'euros ; plus de 3,5 millions ont été investis, mais il manque encore beaucoup d'argent pour continuer à édifier des écoles, construire des hôpitaux, des dispensaires, surtout des stations d'eau. Comment le faire demain en posant la première pierre..."
 
Quelle a été votre première impression en arrivant à Haïti ?
 
"Je suis allée dans beaucoup de pays pauvres : au Mali, en Inde, en Afrique du Sud... J'ai vu beaucoup de choses, de souffrance... Ce qu'on voit ici : les gens n'ont rien, absolument rien. On voit des cabanes construites sur des bouts de terre, prêtes à s'écrouler. Les gens fourmillent, ils sont partout, on se demande où ils peuvent se loger car il n'y a pas grand-chose encore."
 
Votre rôle consiste en quoi ?
 
"Je suis marraine du Secours Populaire qui a une centaine de parrains et marraines, j'en suis une parmi cette centaine, peut-être un peu plus visible, plus audible, que d'autres. Mais je suis là pour vous attirer, vous, les médias, pour vous montrer ce qui a été fait par le Secours Populaire, à quoi servent les dons, et demander encore un peu de générosité pour continuer à effectuer des réalisations concrètes sur le terrain et là on le verra demain ! Neuf écoles ont été réalisées par le Secours Populaire, c'est énorme, 4.000 enfants peuvent aujourd'hui aller à l'école grâce à ce mouvement."
 
Certains s'interrogent : à quel titre Valérie Trierweiler fait des opérations humanitaires ? Que leur répondez-vous ?
 
"Parmi les parrains et marraines, il y a un certain nombre de journalistes : PPDA, Daphné Burki, vous pouvez l'être vous-même si vous le souhaitez, c'est le moment, vous pouvez vous engager. Je le fais comme journaliste et je le fais comme citoyenne."
 
Ce n'est pas un héritage de votre vie de première dame ?
 
"Si, sûrement, aussi. C'est peut-être un peu prétentieux de dire que c'est un mouvement qui me ressemble, mais je me sens bien avec les gens qui le dirigent, avec l'esprit de ce mouvement."
 
Vous regrettez cette vie, la façon dont vous l'avez vécue ?
 
"Je pense que s'il y avait des choses à refaire je ne les referais pas de la même façon. En même temps, je n'ai pas eu énormément de temps ; je pense que les choses se seraient arrangées au fil du temps, et en tout cas ce que je fais aujourd'hui me convient tout à fait."
 
Quelles choses ne feriez-vous pas de la même manière ?
 
"On n'a sans doute pas assez de temps pour parler de tout ça... Mais j'aurais fait l'humanitaire beaucoup plus tôt... J'ai commencé très doucement avec le Secours Populaire, et d'autres mouvements et associations... Mais je l'ai fait discrètement pour apprendre, parce qu'il m'a fallu du temps pour apprendre..."
 
Les évènements des derniers mois : on a lu, écrit, beaucoup de choses... La face publique a été très violente... Comment allez-vous ?
 
"Je vais bien. Mais comme vous le dites, beaucoup de choses ont été écrites, beaucoup de choses fausses également... Quand votre vie privée est à ce point dévoilée, à ce point dévoyée, à ce point déformée et même salie, on n'a plus envie d'en parler, voilà. Aujourd'hui, ma vie privée m'appartient."
 
Dans le livre d'Elise Karlin, vous êtes décrite comme une jalouse maladive, colérique, autoritaire... Un livre comme ça ne vous laisse pas indifférente ?
 
"J'ai pris un peu l'habitude tout ça... Vous savez, j'ai pris du recul, de la distance, je ne lis pas... Ce que j'ai lu comme extraits, je n'y vois pas beaucoup de vérités... J'aime le travail de journaliste quand c'est du travail de journaliste ; il me semble que ce livre-là mériterait de s'appeler roman."
 
Vous avez une carapace suffisamment forte ?
 
"Oui bien sûr, je suis beaucoup plus forte aujourd'hui qu'il y a deux ans, évidemment. C'est sans doute pour cela que j'arrive à redonner aux autres aujourd'hui ; je n'ai plus besoin de me protéger moi, je peux donner maintenant pour les autres."
 
Le livre dit que vous revoyez, que vous êtes toujours en contact avec François Hollande... C'est du roman ?
 
"C'est ma vie privée, elle m'appartient. C'est tout ce que je dirai."
 
Il y a deux ans, vous partagiez la victoire de François Hollande. Si vous deviez en garder un souvenir ?
 
"C'est Tulle, la foule, ce moment avec l'accordéon, cette foule tranquille, joyeuse. C'est elle qui  a emmené François Hollande au pouvoir, c'est cette image que je garde."
 
Le pouvoir change un homme politique ? Est-il le même que celui pour qui les Français ont voté ?
 
"Je pense que lui aussi s'est endurci, forcément, nécessairement. Oui, bien sûr, le pouvoir, ça change ; mais ça change aussi le rapport aux autres ! Ce sont les autres qui changent leur regard ; elle est aussi là la différence !"
 
Son impopularité vous surprend ?
 
"Ce n'est pas ça qui compte aujourd'hui... Ce n'est pas la popularité... J'ai fait une chronique la semaine dernière dans Paris Match sur Jules Ferry : un homme politique extrêmement impopulaire à son époque, aujourd'hui on reconnait toutes les grandes choses qu'il a faites... Ce qu'il faut, c'est replacer les choses dans le temps. C'est exactement la même chose avec la solidarité : il ne suffit pas de venir au moment du tremblement de terre d'Haïti, pendant deux jours, et repartir. Le Secours Populaire était là en 1962, jusqu'en 2010, et encore là aujourd'hui et continuera pendant des années si les dons continuent à venir... C'est tout... Il suffit de replacer les choses dans la durée et dans le temps..."
 
On s'est demandés si cette chronique ne s'adressait pas directement à François Hollande...
 
"Non, pas du tout... Mona Ozouf est une historienne reconnue, traiter son livre me paraissait naturel... Jules Ferry est un de nos hommes politiques, un des pères fondateurs de la République... Il n'y a pas de raison que je n'en parle pas : à chaque fois on voit des double-sens partout. C'est tellement plus simple la vie..."
 
Il y a beaucoup de rumeurs sur un livre, les maisons d'édition vous promettraient des ponts d'or...
 
"Vous le dites : rumeur ! Les rumeurs ne m'intéressent pas !"
 
Vous n'allez pas écrire ?
 
"Je ne sais pas ! Il me reste des années à vivre ! Pour l'instant, non, ce n'est pas en cours."
 
Plusieurs chaînes de télé aimeraient vous mettre à l'antenne... Ça c'est un vrai projet, vous êtes journaliste...
 
"Non ! Je continue mon métier de journaliste, je ne sais pas encore comment je vais le continuer, je vais le continuer de toute façon à Match comme journaliste de presse écrite bien sûr, et peut-être ferais-je aussi autre chose, mais pour l'instant je n'ai absolument pas de projet défini."
 
Vous voudriez refaire de la télé ? Vous animiez une émission politique sur Direct 8...
 
"Non non... J'ai animé une émission politique mais ça, ne vous inquiétez, je n'y reviendrai pas : je ne ferai plus jamais de journalisme politique, c'est la seule chose que je peux vous affirmer. Après, tout est possible !"
 
J'ai regardé vos derniers tweets...
 
"Vous en avez donc vu un sur Port au Prince !"
 
Regrettez-vous votre fameux tweet sur Olivier Falorni ? C'était une erreur ?
 
"Oui, bien sûr, je l'ai déjà dit, c'était une erreur bien sûr, je n'ai plus envie d'en parler... Je l'ai dit dix fois que c'était une erreur.."
 
Ségolène Royal au gouvernement, c'est quelque chose que vous trouvez politiquement sensé ?
 
"Oui, je pense qu'elle a toute sa légitimité à occuper ce poste, bien sûr."
 
Tous les journaux souhaitent, entre guillemets, bon anniversaire à François Hollande... Quel message souhaitez-vous lui envoyer ce matin ?
 
"Je lui souhaite bonne chance pour les 3 années qui restent ; il ne faut pas s'arrêter au bout de 2 ans. Ce n'est pas au bout de 2 ans qu'on juge un quinquennat, c'est au bout de 5 ans. On jugera à ce moment-là, je lui souhaite bonne chance."
 
Politiquement, vous le soutenez toujours ?
 
"Pardon ?"
 
Politiquement, vous le soutenez toujours ?
 
"Euh... Vous savez, je suis journaliste à part entière maintenant, donc je ne donne plus mes opinions politiques... Mais bien sûr je souhaite qu'il réussisse : s'il réussit, c'est la France qui réussira. Qui n'a pas envie de cela ? J'ai envie que la France réussisse."

















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