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Stéphane Larue Stéphane Larue


Igit (The Voice 3) touchant, laisse libre cours à l'imagination dans "Courir"


Publié le Dimanche 1 Mars 2015 - modifié le Dimanche 1 Mars 2015 - 15:39


Intimidant aux premiers abords, il est en réalité charmeur et magnétique.

Igit ne laisse pas indifférent. Une chose est sûre, il est intense. Chacune de ses prestations dans The Voice a marqué les spectateurs et les jurés. Il n'a pas gagné mais il a marqué.

C'est l'essentiel.

Sa guitare sur l'épaule, le chapeau vissé sur la tête, Igit, 30 ans a tracé sa route en prenant ce qu'il y avait à prendre pendant son passage sur TF1. Il a touché des cœurs, susurré aux creux des oreilles de spectateurs qui ne le connaissaient pas, il a fait entendre sa voix. Cette voix rauque et suave du mec qui aurait trop fumé et trop tisé. On la reconnaît, elle frappe, elle séduit. Elle aguiche. Certains la rapprochent de Tom Waits, à Arthur H. Des voix qui, comme lui, semblent avoir vécu mille ans.

Igit a continué à avancer, à gratter le papier pour écrire des chansons. Pour les enregistrer, il a pu compter sur le public qui l'a soutenu. Une campagne de crowdfunding lui permet d'entrer en studio pour immortaliser ses chansons d'amour sur "Les Voiles", un E.P en prélude à un album à venir.

On a connu un jeune homme trempé dans le blues. C'est sur un autre terrain qu'il entraîne l'auditoire, à mi-chemin entre la chanson française et la pop.

Avide de son, d'orchestration, Igit a enrichi sa musique de sonorités électroniques (Ces Océans Immenses), de guitares acoustiques auxquelles viennent s'ajouter des beats (Ma Solitude), de riffs entêtants et planants qui accompagnent son spleen magistral (Courir).

Igit parle d'amour avec cette écriture de poète maudit et une sincérité désarmante (Je suis libre), raconte ses tourments, ses peurs, ses doutes. Des chansons d'Igit, on perçoit un besoin presque viscéral, de se livrer. Et ce, sans filtre.

On le remarque à cette diction si particulière, ce poids qu'il fait peser à chacun de ses mots, à l'intensité de son interprétation. Igit ne chante pas, il raconte des histoires. Il les vit.

Et, s'il est vrai qu'il se dégage un parfum de douce mélancolie dans l'EP d'Igit, s'il est aussi vrai que les chansons ne sont pas toutes heureuses, on dira surtout qu'elles sont vivantes, pleines de charme. Et magnétiques. A l'image d'Igit.
Nouvel EP « Les voiles » - Disponible en pré-commande iTunes -

Sortie commerciale : le 30 mars 2015



















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