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Stéphane Larue Stéphane Larue


Interview du nouveau PASCAL LE GRAND FRERE (TF1)


Publié le Mardi 11 Juin 2013 - modifié le Mardi 11 Juin 2013 - 18:35


Interview du nouveau PASCAL LE GRAND FRERE (TF1)

Rétablir l'écoute et un climat de confiance entre parents et adolescents en détresse telle est la mission que tentera de remplir " Pascal, Le grand frère " dans ce nouveau rendez-vous.

Pascal va rencontrer Bixente, un adolescent difficile, et Miguel son père. Depuis la mort de son épouse il y a 6 mois, Miguel élève seul son fils Bixente. Un fils rebelle qui est devenu totalement incontrôlable.
 
Caractériel, renfermé et agressif, le jeune homme ne respecte plus rien ni personne. L'adolescent jusqu'à présent bon élève sèche les cours et met son avenir en péril. Un rythme de vie infernal qui affole au plus haut point son père. Dès que celui-ci tente d'avoir une explication ou d'interdire des choses à son fils, Bixente l'insulte, se met dans une colère sans limite.
 
Miguel ne parvient pas à savoir ce que fait son fils. Où est-il ? Où va-t-il ? Avec qui ? Père et fils ne se comprennent plus et rien ne semble pouvoir les réconcilier...
 
Mais un  homme veut encore y croire, cet homme c'est Pascal, 32 ans.
 
Educateur, homme de terrain, depuis plus de 10 ans, il aide de nombreux jeunes en difficulté à se réinsérer dans la société.
Intervenant auprès des collèges, il sait écouter et comprendre les adolescents.
 
Sportif de haut niveau, Pascal enseigne le taekwondo, ce qui lui permet de garder son calme en toute circonstance. Ses valeurs : respect, détermination, gout de l'effort et engagement, on fait de lui le nouveau grand frère.
 
Pendant une semaine, Pascal se retrouve en immersion totale au sein de cette famille.
 
Grace à ses méthodes radicales et sans concession arrivera-t-il à remettre Bixente dans le droit chemin ? C'est le challenge qui attend le nouveau Grand Frère.

Diffusion à partir du mardi 2 juillet à 23h20

Qui êtes-vous Pascal ?

Je m'appelle... Pascal, j'ai 32 ans, et je suis coordinateur jeunesse. Ce métier consiste à organiser des événements pour les jeunes, mais également à former les professeurs des collèges pour leur apprendre à gérer les adolescents en difficulté.

Quel a été votre parcours ?

J'ai débuté comme animateur pour les enfants de la DASS. Animateur de proximité ensuite,  j'aidais les jeunes laissés-pour-compte au sein des communes à se réorienter. Puis j'ai passé le diplôme d'état d'éducateur. En parallèle, je suis éducateur sportif et troisième dan de taekwondo.

Pourquoi avoir choisi ce métier ?

Mon enfance n'a pas été facile, mais j'ai eu la chance d'avoir un déclic grâce aux arts martiaux. Souvent, lorsqu'un adolescent est en difficulté, il faut l'aider à trouver ce déclic. Je voulais être ce lien, pouvoir servir d'exemple.

Connaissiez-vous l'émission ?

Je l'ai regardée quelquefois. Ma volonté, surtout, était de ne pas faire de plagiat. L'ancien Pascal a fait un travail exceptionnel, mais nous sommes vraiment différents. Nous n'avons pas le même parcours et je n'ai pas la même approche en termes de gestion de conflit. Mais le but, de toute façon, était de proposer de la nouveauté !

Quelle est votre touche personnelle ?

Je souhaitais que l'émission insiste plus sur les difficultés et les doutes rencontrés par les animateurs. En une semaine, nous nous remettons beaucoup en question. Il n'y a pas de baguette magique, des ajustements sont nécessaires. Désormais, l'émission s'inscrira plus dans une démarche pédagogique et le téléspectateur pourra mieux voir les différentes étapes.

Pourquoi avoir accepté ce nouveau défi ?

Pour un éducateur, suivre les jeunes 24 h/24 est quasi impossible. Il est difficile d'aller au bout des choses : lorsque le jeune retrouve sa famille, notre travail est souvent remis en question. Or, l'immersion proposée par l'émission semblait vraiment intéressante. De même, dans mon quotidien, je n'ai pas de légitimité auprès des parents, qui par ailleurs ne veulent pas toujours d'aide. Ici, les familles viennent nous trouver, c'est un point très positif.

Parlez-nous de l'adolescent que vous avez aidé.

Je suis allé à la rencontre de Bixente, à côté d'Avignon. En pleine crise d'adolescence, il était en combat constant avec son père, avec des affrontements très violents. Bixente a perdu sa mère et s'est senti abandonné par son père, qui n'arrivait à gérer ni ce deuil, ni son fils. A cela se sont greffés les grands-parents, venus avec leurs valeurs d'éducation très traditionnelles, des difficultés scolaires...  

Avez-vous rencontré des obstacles ?

Nous ne nous sommes pas forcément entendus, j'étais venu lui dire ce qu'il n'avait pas envie d'entendre... Mais l'immersion totale était vraiment bénéfique. Je dormais dans sa chambre, ce qui me permettait d'être toujours présent, de discuter avec lui lors de moments informels et d'accéder à ses pensées. Pouvoir lui répéter la même chose toute la journée a également permis qu'il comprenne.

Et avec la famille ?

La discussion a dû se faire également avec le père, les grands-parents et la sœur. Plus qu'un rôle d'éducateur, j'ai été médiateur de la famille. C'est très différent de mon métier, mais l'adaptation a été facile. Je suis quelqu'un d'assez calme et d'assez tempéré qui parle beaucoup : la gestion de conflit ne me fait pas peur.

Travailler devant une caméra était-il perturbant ?

Cela n'a pas du tout été un frein. Les familles sont vraiment en détresse, nous sommes leur seule bouée de sauvetage. Elles ne voient même plus la caméra, leur situation est tellement dramatique qu'elles focalisent sur leur problème. Et moi, j'étais tellement immergé dans mon métier que je n'y prêtais pas attention.

Avez-vous gardé le contact avec les membres de cette famille ?

Depuis la fin du tournage, il n'y a pas une journée où je ne les ai pas eus au téléphone. Personne ne m'y oblige, mais c'était une de mes conditions pour faire l'émission. En une semaine, on ne peut rien révolutionner. Je ne voulais pas les rencontrer, partir, puis couper les ponts. La relation entre Bixente et son père a évolué de manière exceptionnelle. Mais parfois, ce dernier doute de ses méthodes. Il était assez directif, n'expliquait pas les règles à son fils. Depuis mon passage, il essaie d'être dans la négociation et la discussion. C'est nouveau pour lui : je le rassure, le conseille. Quant à Bixente, il faut encore le remotiver, le recadrer. Cela ne prend pas beaucoup de temps. Appel, sms, peu importe : ils savent très bien qu'ils peuvent m'appeler à n'importe quelle heure.

Vous semblez très satisfait de cette nouvelle aventure.

Cette émission est une très belle expérience humaine. Nous venons vraiment en aide à des personnes en grande difficulté et qui n'ont pas d'autre possibilité. Ces enfants n'ont pas de problème d'argent, ils ont des parents, ils n'ont donc pas accès à des éducateurs. Ces familles ont également besoin d'un médiateur. Or, aujourd'hui, il n'existe aucune structure qui propose cette combinaison. L'émission comble réellement un manque.

CLéMENCE FAVIER




















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