stephanelarue.com

Jamie Cullum : son nouvel album "Interlude" est sorti


Publié le Jeudi 9 Octobre 2014 - modifié le Jeudi 9 Octobre 2014 - 14:44


Le moins que l’on puisse dire c’est que Jamie Cullum a des goûts musicaux variés. Il jouit d’une réputation de bête de scène on ne peut plus méritée. Ballades à fendre le coeur, samples, beatbox…

Lors de ses concerts, invariablement complets, il emprunte à une multiplicité de styles entre lesquels il navigue avec une aisance déconcertante. Ses albums portent eux aussi la marque de cette passion pour les musiques les plus diverses. Récemment, on a pu l’entendre sur des albums aussi différents que ceux de Labrinth, Rizzle Kicks, Birdy ou du supergroupe de hip-hop Deltron 3030.

Cet éclectisme est indéniablement la marque d’un artiste qui est à l’aise avec son identité musicale.

Cela tendrait presque à nous faire oublier que Jamie est l’artiste de jazz ayant vendu le plus d’albums au Royaume-Uni et que son émission sur BBC Radio 2 est le programme radio consacré au jazz le plus écouté dans l’Europe entière. Sur « Interlude », c’est à sa passion pour cette musique qu’il se livre.

Ce nouvel album comprend douze morceaux remontant pour la plupart au début de l’histoire du jazz, enregistrés live, dans une seule pièce, comme c’était le cas à l’époque.

« J’ai pris l’habitude de me lancer immédiatement dans un nouveau projet quand je viens d’en terminer un », explique Jamie Cullum que l’on retrouve dans son tour bus entre deux festivals d’été. « C’était déjà le cas lorsque j’ai fini l’enregistrement de « Momentum », mon précédent album. A l’époque, je renégociais mon contrat et je ne savais pas vraiment quelle allait être la suite des événements. Parallèlement, cela faisait trois ans que j’animais mon émission sur BBC Radio 2 et cette expérience m’avait donné l’occasion de rencontrer des artistes exceptionnels.

Je connaissais déjà bien la scène jazz britannique auparavant mais l’émission m’a offert la possibilité de me retrouver dans une même pièce avec certains de ses artistes les plus talentueux et de pouvoir discuter avec eux, notamment avec Ben Lamdin, un producteur qui travaille sous le nom de Nostalgia 77.
Nous avons à peu près le même âge, Ben et moi. Nous avons tous les deux grandi en écoutant plein de styles de musique différents, du rock à la drum n’bass en passant par le hip hop. C’est avec des artistes comme DJ Shadow ou A Tribe Called Quest que nous avons découverts le jazz. Comme Ben adorait le son du jazz des débuts et qu’il était passionné par la façon dont les disques étaient enregistrés à cette époque, il s’est mis à travailler dans un studio analogique vraiment génial installé derrière le marché aux poissons de Willesden, dans le nord de Londres. Il s’est entouré de musiciens qui sont dans le même état d’esprit que lui et depuis dix ans, il enregistre là-bas des albums fantastiques. Je suis fan depuis le début.

Après l’émission, nous avons décidé de collaborer et, sans hésiter un seul instant, nous avons calé trois jours d’enregistrements dans ce studio, recruté des musiciens et travaillé sur les arrangements avec Riaan Vosloo, le bassiste de Nostalgia 77. Quelques semaines plus tard, un matin de janvier, nous sommes entrés en studio et nous avons enregistré l’intégralité de l’album, en live, au total seize chansons en trois jours. Nous n’avons fait que quelques prises pour chacun des titres et nous avons souvent gardé la première d’entre elles.

Dans la sélection des morceaux, nous avons vraiment essayé, Ben et moi, d’éviter la facilité. Ca n’a pas été trop dur car nous aimons tous les deux fouiller dans les bacs pour y trouver des trésors cachés. Nous avons enregistré avec une console analogique et nous avons volontairement gardé le son brut de décoffrage de la pièce où nous avons joué. J’ai ensuite décidé d’enregistrer deux duos, l’un avec Laura Mvula, l’autre avec Gregory Porter, deux artistes que j’avais découverts dans le cadre de mon émission radio et dont j’avais été le premier à diffuser la musique.

Voilà, mon « Interlude », c’est ça : un disque enregistré pour rendre hommage à ces jeunes musiciens hallucinants, bien que mal connus, de la scène jazz britannique et à ces trésors cachés de la musique pour lesquels nous nourrissons, eux et moi, la même passion. Il s’agit d’une véritable collaboration.
Je me suis rendu compte que lorsqu’on tombe sur les bonnes personnes et le bon studio, on peut se lancer et enregistrer ce genre de disques comme ils sont censés l’être : avec une spontanéité totale et avec énormément de plaisir. Nous voulions enregistrer un disque comme on le faisait autrefois. Et je pense que c’est ce qu’on a fait. »

















Sélections de la rédaction | France et Monde | On en parle sur Twitter | C'est dit ! | Médias | People | Téléréalité | Musique | Cinéma | Multimédia et Jeux vidéos | Livres / BD / Mangas | Spectacles | Séries TV | Insolites | Castings