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Laura Leda : Les détails de son premier album qui sort le 22 avril


Publié le Mercredi 20 Avril 2016 - modifié le Mercredi 20 Avril 2016 - 22:32

Laura Léda, repérée par Tefa, Youssoupha, Kery James sort son premier album "Promesses de l'aube" le 22 avril prochain.


Laura Leda n’est pas une chanteuse comme les autres. Adolescente artiste dans l’âme, elle n’a que 16 ans lorsqu’elle devient la plus jeune élève de l’Ecole Supérieure du Spectacle. Elle passe un an aux Beaux-Arts, fait du théâtre et pratique les arts plastiques tout en jouant du piano.

À 18 ans, alors qu’elle compose des chansons avec un ami, elle trouve son premier nom de scène : La Fille Du Voisin. « C’était un personnage, et c’est devenu moi » explique Laura. Ses compositions sont électro, avec une touche de rock. Une des premières chansons que Laura poste sur MySpace s’intitule « Papa Ce Soir », un pur délire sur le thème des drogues qui va beaucoup amuser Tefa, le fameux producteur qu’elle rencontre grâce à son copain musicien.

« Il me l’a présenté dans un cadre non professionnel, à un moment où je ne pensais absolument pas faire un album. Je ne me voyais pas faire un truc sérieux avec cette apologie décalée de la drogue, donc ensemble on a choisi d’en prendre le contrepied et c’est devenu une contre apologie, “Papa Ce Soir Remix”, avec en guests Seth Geko, Youssoupha, Leck et Lino ».

Entre temps, La Fille Du Voisin devient LFDV, et Laura s’implique de plus en plus dans ses chansons.

« En fait, j’ai commencé à faire un album sans m’en rendre compte. On s’entendait bien avec Tefa, il aimait ce que je chantais, du coup je lui ai fait écouter d’autres choses, je lui ai montré les vidéos que je réalisais, il a vu que je jouais du piano, ça a commencé à prendre une autre direction. On a été bosser dans le studio de Sirius, un ami avec qui j’avais déjà travaillé, et c’est devenu sérieux ».

Laura initie Tefa (et quelques pointures du rap par la même occasion) au dubstep, ce style électronique fracturé venu d’Angleterre, et passe des semaines en studio, découvrant au fur et à mesure sa véritable identité musicale. Elle sort un single sous le nom de LFDV, « Je Ne Sais Pas », avec un feat de Youssoupha. Ambiance dark, électro gothique, avec un clip impressionnant qui lui vaut un article aux USA dans le magazine Vibe.

« Quand les gens me rencontrent, ils trouvent que je suis plus lumineuse dans la vie que dans mon art, mais j’ai cette ambivalence. J’écris très mélancolique. On m’a plusieurs fois comparée à Mylène Farmer, je ne m’en étonne plus. C’est une belle comparaison ».

En guise d’adieu provisoire au patronyme LFDV, Laura donne un concert à Paris, au Café De La Danse, avec l’Orchestre Philarmonique d’Ile De France. Puis elle retourne s’enfermer en studio, à la recherche de l’alchimie qui donnera naissance à son disque.

Au fil des mois, Laura prend de l’assurance. Elle travaille avec des artistes hip-hop comme Kéry James, avec qui elle chante en duo « Des Mots », et Youssoupha une nouvelle fois (« La Vie Est Belle »). Son style évolue et s’éloigne du dubstep pour aborder de nouveaux univers.

« J’ai beaucoup progressé, je me suis rapprochée d’une cohérence et ça a pris du temps. Plus j’avance, plus je sais ce qui me correspond. Au fur et à mesure que je faisais des nouvelles chansons, j’aimais moins celles d’avant ».

La nouvelle Laura est là, et elle s’appelle Leda. Cette fois, le premier album est réellement lancé. Pierre Estève y collabore avec Greg K pour la réalisation et la production, et Laura écrit presque tous les textes.

Promesses De L’Aube, sur lequel elle assume les rôles de compositrice, auteur et directrice artistique, sort de l’ombre pour se révéler au grand jour.

« Cet album raconte les cinq années que je viens de passer. Chaque morceau a une histoire, ce sont des moments de vie. Le lien principal, ce sont les textes, tous de moi sauf deux. Il y a beaucoup de machines, mais j’ai insisté pour qu’on ait des musiciens. Il y a des cordes, des pianos »

Les thèmes de ces 13 morceaux ?

« Au départ c’était surtout des chansons de “désamour”, et puis au fur et à mesure il y a eu des chansons d’amour, même si les ambiances restent souvent sombres ».

Démarré par des cordes somptueuses sur un beat martial, « J’Ai Mis Les Voiles » ouvre l’album et donne le ton : gros son, grosses émotions. Dans « No Life Song », Laura évoque les addictions aux écrans.

« Je suis une ancienne geek. Aujourd’hui, je n’ai même plus de smartphone. Je suis passée d’un extrême à l’autre. À une période, je ne faisais que ça. J’étais dans un monde virtuel, c’est pour ça que “No Life Song” est une chanson importante pour moi et pour ma génération. Ça me fait peur de voir qu’on est connectés les uns aux autres, mais déconnectés de la vie réelle ».

« J’Te Parle Pas », avec son texte récité chanté, dévoile une autre facette de Laura.

« Au début on utilisait beaucoup d’effets et pas mal d’autotune, comme le veut la culture hip-hop, et ça fonctionnait bien avec le dubstep. J’ai voulu plus de sobriété et sur les derniers morceaux, il y a moins d’effets ».

Sur « Désillusionnée », Laura joue la carte de la ballade, démarrée au piano intimiste pour culminer dans un crescendo électro nimbé d’envoûtants violons. « La Valse d’Excuse » est le titre le plus complexe de l’album et donne l’occasion à Laura d’explorer les tréfonds de sa voix, mise en valeur par des arrangements élégants et sobres.

« En ce qui concerne ma voix, je ne me prends pas pour une chanteuse, mais je me vois plutôt comme une musicienne » .

Une musicienne qui a été jusqu’au bout de son rêve et de ses ambitions pour devenir enfin ce qu’elle s’est toujours promis d’être : une vraie artiste aux émotions à fleur de peau. Promesse (De L’Aube) tenue. (Par Olivier Cachin) 




















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