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Lemar : Voici le clip soul du single "The Letter"


Publié le Mercredi 2 Septembre 2015 - modifié le Mercredi 2 Septembre 2015 - 11:55


Le soulman anglais Lemar est de retour avec The Letter, un nouvel album au son vintage, avec trois nouvelles compositions et des reprises comme The Letter des Box Tops, Crazy Love de Van Morrison, Gimme Some Loving du Spencer Davies Group, mais aussi des titres immortalisés par Al Green, Diana Ross, ou Sam Cooke. Fermez les yeux et laissez vous guider par la voix extraordinaire de Lemar, en commençant avec le clip de The Letter !

 Le soulman anglais Lemar signe son grand retour avec The Letter, un magnifique concept-album à l'esprit vintage, produit par le légendaire Larry Klein (Seal, Joni Mitchell, Peter Gabriel, Herbie Hancock, Tracy Chapman, Melody Gardot, Norah Jones…).
 
Essentiellement composé de reprises, auxquelles s'ajoutent trois nouvelles chansons originales, ce disque révèle une nouvelle personnalité de l'artiste, incroyablement mature, chaleureuse et toujours aussi séduisante. Pour la plupart empruntés à un répertoire soul et rythm'n'blues des années 60 et 70, les standards revisités par le tandem de choc y renaissent avec autant d'authenticité que d'originalité, comme en témoigne le single "The Letter", un titre popularisé en 1970 par Joe Cocker. "Nous voulions nous inspirer de la version sixties des Box Tops, mais avons finalement préféré la sienne, plus brute et rock," raconte Lemar, qui l'enregistra seulement un mois avant la disparition du chanteur, décédé en décembre 2014. "L'énergie qu'il mettait dans sa musique est quelque chose que j'ai essayé de capturer. Lorsque j'ai appris qu'il était mort, la chanson est devenue une sorte d'hommage."
 
Durant l'été précédent, Larry Klein et Lemar ont passé six semaines à sélectionner, chacun de leur côté, une liste de titres dans le but de les enregistrer live, avec des sonorités old school, non sans leur offrir spontanément une nouvelle vie. "Je crois que, quand vous reprenez une grande chanson, vous devez la faire entendre au public d'une manière différente," confie le musicien et producteur américain. "Le défi du projet était de conserver la force brute et la sève de chacune d'elles, mais d'y apporter quelque chose de nouveau." De choix judicieux en arrangements audacieux, ce sont ainsi huit standards que revisite l'album en mode soul, à la fois retro et moderne.

Certaines reprises apparaissent ainsi familières comme "Gimme Some Lovin'" du Spencers Davis Group, d'autres plus étonnantes à l'instar de la ballade "Crazy Love", signée Van Morrison, ou "Love Song" d'Elton John. "Cette dernière est une suggestion de Larry, car je connaissais mal la chanson" confie Lemar. "Je pensais même qu'elle n'était pas faite pour moi. Mais je suis revenu dessus pour réaliser qu'il avait raison car elle fonctionne à merveille !" Rares sont les chanteurs comme lui, capables de montrer tant de possibilités vocales et de polyvalences, de toucher le public avec autant d'intimité et de le garder en haleine, que ce soit sur des ballades dépouillées ou des morceaux up-tempo entre soul, pop, rock et gospel.
Parmi les reprises de l'album, "Tainted Love", dont la version originale de Gloria Jones remonte aux années 60, illustre bien le défi que représentait le travail du duo. "Je ne la connaissais pas avant de l'écouter sur Internet, mais je l'ai adorée!" s'enthousiasme Lemar. "Ce n'est pas une chanson à laquelle vous vous attendez sur un album de soul. Et c'est en partie pourquoi j'ai tenu à l'enregistrer. Nous l'avons laissé tourner dans le studio, et avons glissé ensuite quelques allusions à Soft Cell." Par ailleurs, les chansons trop évidentes ont été volontairement écartées, comme il l'explique : "J'adore Al Green, d'autant plus que ma voix colle bien à sa musique, mais nous nous sommes dirigés vers "Love And Happiness", qui est plutôt méconnue et difficile à chanter. "Bring It On" de Sam Cooke était dur aussi, en ce sens qu'il fallait essayer de lui apporter quelque chose de nouveau…"

Enregistrer un tel album, Lemar en rêvait depuis longtemps, certain de le faire un jour. Il a vu sa carrière décoller en 2005 quand le single "If There's Any Justice", extrait de son deuxième album, était devenu un tube dans toute l’Europe sur fond de soul/R’n’B. Grâce à ce hit radiophonique, il n'avait plus quitté le devant de la scène, y compris en France. Multipliant les récompenses outre-Manche, deux fois gagnant des Brit Awards, en plus de récolter trois Mobo Awards, le chanteur a vendu depuis deux millions d’albums et partagé a vendu depuis deux millions d’albums et partagé l'affiche avec Beyoncé, Lionel Richie, Mary J Blige, George Benson ou Justin Timberlake. "Au fil des années, j'avais été approché plusieurs fois pour travailler sur ce type de projet soul, sans que le temps me permette de les réaliser," rappelle-t-il. "Après quelques années sur les routes, le moment était venu. Ma voix avait muri et s'était suffisamment renforcée pour rendre justice à de telles chansons. Mais il fallait aussi trouver les bons musiciens, savoir où et comment les enregistrer. Réunir tous ces éléments n'était pas simple.

En septembre, puis en novembre dernier, la star britannique avait donc retrouvé Larry Klein à Los Angeles, aux mythiques EastWest Studios, où Frank Sinatra enregistra "My Way" et Marvin Gaye son célèbre "Let's Get It On", un endroit magique pour capter l'atmosphère de murs chargés d'histoire. Le casting de musiciens convoqués par Klein est à la hauteur du projet, avec entre autres, le batteur Vinnie Colaiuta (Frank Zappa, Sting, Jeff Beck…), ainsi que Jerry Hey, le bras-droit de Quincy Jones en charge des cuivres dont l'album ne manque pas. S'y ajoutent les choeurs des trois soeurs de The Waters dont les harmonies vocales ont honoré d'innombrables classiques, de Thriller (Michael Jackson) à 21 (Adele).

Sur une idée de Larry Klein, le titre "Someday We'll Be Together", chanté pour la première fois en 1969 par Diana Ross, réserva d'ailleurs une belle surprise à Lemar : "Je crois qu'aucun homme n'en a fait de version !". Mais le plus fou a été d'apprendre que The Waters avaient participé à l'enregistrement original. "Elles nous ont demandé s'il fallait qu'elles chantent comme avec Diana Ross. C'était fantastique de les entendre se souvenir de l'enregistrement original !" Avec ces mêmes irrésistibles choeurs, la somptueuse ballade d'ouverture "Higher Love", l'une des trois chansons originales qui ponctuent l'album, semble elle aussi ressurgir du passé, à la chaleur de ses cuivres. Il en va de même pour "Love Turned To Hate", avant que "Never Be Another You" referme le disque au son d'une simple mélodie de piano sur laquelle brille la voix extraordinaire de Lemar, honnête et sincère, sans artifice. Plus que des souvenirs, elle ravive dans The Letter l'esprit de la soul, nourri par les visions instrumentales de Larry Klein. Lemar et ce dernier prouvent avec infiniment de talents que cette musique est définitivement intemporelle.

















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