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Olivier Zanarelli: Découvrez le clip du single "J'ai adoré"


Publié le Lundi 11 Mai 2015 - modifié le Lundi 11 Mai 2015 - 21:56


Au sens premier, la grandeur d'un homme se mesure en centimètres. Au sens figuré, c'est plutôt à l'effet qu'il peut vous faire à la première rencontre. C'est ce souvenir que je garde d'Olivier Zanarelli, petit de fait mais tellement charismatique en réalité. Derrière son regard profond et une timidité assumée, le jeune artiste bouillonnait déjà d'impatience de se dévoiler au grand public.

Il faut comprendre qu'un premier album représente le projet d'une vie, un enfant qu'on met au monde en quelque sorte, un aboutissement de plusieurs mois de travail en huit clos, dans l'obscurité d'un studio d'enregistrement, pour venir cueillir le public au fil des notes. Des notes qu'il maîtrise depuis l'âge de 7 ans, autodidacte de surcroît, en passant avec une aisance déconcertante de la guitare au piano, tout en peaufinant son chant. Quand Olivier chante il s'abandonne totalement, le pied au bord de la falaise, prêt à sauter pour se laisser aller à des envolées aériennes dont lui seul a le secret.

Sa bonne étoile il l'a ancrée au-dessus de la tête depuis des années. Déjà la regrettée Soeur Emmanuelle voyait en lui un ange de 12 ans alors, lui tenant la main lors de son premier bain de foule. Quelques années plus tard, c'est son entrée au Conservatoire de musique de Chambéry qui donnera le goût des mots à Olivier, déjà alerte avec les notes. Mettre en exergue ses sentiments sur une feuille de papier, enchaîner les métaphores et autres figures de style deviendra son quotidien. Une passion dévorante qui changera à jamais le destin de l’adolescent.

Le temps de gagner en maturité et de savoir exactement ce qu'il fera de ce don, Olivier a très vite voulu monter sa propre structure de musique, désirant plus que tout provoquer sa chance et aller directement au contact du public. Surfant sur la révolution du financement participatif, il convaincra 150 coproducteurs - résidants la France, la Belgique, la Suisse, le Canada, la Suède, l'Italie, etc. - en l'espace d'une année, pour financer son premier album. En parallèle, et accompagné de son pianiste Frédéric Canifet, il fera ses armes sur les routes de province puis dans la capitale, sur les scènes incontournables du Sentier des Halles et de l'Alhambra, avant de faire LA rencontre capitale qui fera basculer son destin de manière significative.

Alors en première partie d'un concert de la belle Élodie Frégé, Olivier aura l'audace de présenter son travail à Benjamin Tesquet, alors bassiste et réalisateur de l'album "La fille de l'après-midi", accueilli par une majorité de critiques dithyrambiques. Le jeune Zanarelli convaincra même le réalisateur de travailler sur son premier album. Un abandon dans les mains d'un maître qui sera payant. Entouré en studio de Cyril Paulus (compositeur pour la comédie musicale "Le Roi Soleil") et Romain Chelminski (compositeur de Patrick Bruel), il passera un mois et demi dans la lumière tamisée du Studio Obsidienne à Paris. Pour extérioriser ses sentiments, Benjamin accompagnera Olivier à livrer le meilleur de lui-même et puiser au plus profond de ses joies, de ses fêlures.

Au travers de ses chansons, Olivier se raconte bien sûr, et nous raconte. Discret de nature, il se mettra souvent en pause dans la vie pour prendre le temps d'observer les autres, imprimer des paysages, décrypter les comportements humains, emmagasiner une foule d'informations, et les stocker dans un coin de sa tête, comme on le ferait pour un herbier dans un cours de biologie. Il ne sera donc pas étonnant que vous trouviez écho dans les chansons du jeune artiste.

Lorsqu'enfin vous prendrez le temps d'observer dans le creux de ses yeux, vous pourrez y apercevoir l'immensité d'une mer de notes et de mots. Un élément qui l'a toujours inspiré, sûrement le reflet de ses origines italiennes, qui l'appellent à se projeter dans le vide dès qu'une falaise se présente sous ses pieds.

Ce sentiment de légèreté, de lâcher prise, d'abandon total, de vol en chute libre, Olivier le ressent dès qu'il laisse l'inspiration l'envahir. Proche de l'eau, les pieds bien sur terre, l'esprit vif, courageux de se livrer directement au public, sans passer par un télé-crochet ou une notoriété qui ne serait pas méritée, et impatient de se dévoiler, Olivier provoque depuis longtemps sa chance. Il récolte les fruits de ce qu'il sème, prend le temps de bien s'entourer et d'aller conquérir son public.

Conscient que la vie est aussi éphémère que courte, il espère pouvoir délivrer à un large public cet objet qui lui tient tant à coeur. Soigner les maux par les mots est une mission qu'il s'est donné et en écoutant son premier album « L'écho des vertiges » prévu pour l'automne 2015, on peut déjà lui confesser qu'il a toutes les armes en main pour réussir son pari.

















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