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Quand un stagiaire du bandeau d'iTélé révèle ses conditions de travail


Publié le Vendredi 14 Novembre 2014 - modifié le Vendredi 14 Novembre 2014 - 11:39


Capture d'écran d'i>Télé
Capture d'écran d'i>Télé
C'est dans "Le plus" du Nouvel Obs que l'un des anciens stagiaires en charge des bandeaux d'infos d'Itélé, célèbre pour les fautes d'orthographe, sort du silence et a décidé de raconter ses conditions de travail mais cette fois-ci, non pas en deux lignes, mais dans un long texte.

Voici ce que "Pierre D." explique :
le seul stage possible était celui du bandeau, autrement dit rédiger ces lignes de texte qui défilent en bas de l’écran, donnant les infos les plus "chaudes"... J’ai passé un second entretien durant lequel on m’a simplement posé quelques questions sur mon parcours, mes connaissances en actualité… Il n’y avait aucun test d’orthographe
Ce qu'il y avait à faire :
Mon travail consistait à rester collé au fil AFP. Dès qu’une dépêche me semblait pertinente, je devais la résumer en quelques mots, les glisser dans une case sans jamais savoir le nombre exact de caractères qu’il me restait pour que ça rentre. La technique consistait à remplir une case, puis la moitié d’une autre. À la louche, j’avais une chance sur deux de ne pas déborder. Twitter à côté est un pur bonheur... Quand une actualité chaude tombait, je devais faire un "urgent". Le but était surtout d’aller plus vite que les concurrents, peu importe d’avoir lu l’intégralité de la dépêche.

Les conditions de travail :
L’indemnisation était la même que pour la plupart de mes stages : 430 euros environ. Les horaires ? Parfois "décalés" et je devais m’attendre à faire "quelques" weekends. En découvrant le poste "bandeau", j’ai vite compris que nous aurions un sérieux problème : nous serions parfois deux, mais il n’y avait qu’un ordinateur... C’est un ancien stagiaire qui nous a formés au logiciel du bandeau... Lui-même avait été formé par les précédents. Car personne dans la rédaction ne semblait savoir comment le bandeau fonctionnait.

À l’heure du déjeuner, l’ancien stagiaire nous a lancé avec enthousiasme :

- Pour une fois, vous pouvez aller manger dehors si vous voulez

- Comment ça "pour une fois" ?

- Le bandeau ne doit jamais être seul. Il faut souvent se prendre à manger. Les pauses déjeuner, vous pouvez faire une croix dessus.

Pierre D. parle des horaires :
 

Les horaires n’étaient pas seulement "décalés", ils étaient intenables. En semaine, il y avait trois plages horaires possibles : 5h30-13h ; 9h-17h ; et 17h-1h. Et comme l’actualité ne s’arrête pas le week-end, les stagiaires étaient aussi mis à contribution : 6h30-15h30 ou 15h30-00h.

 Journée, puis matinale, il m’arrivait d’enchaîner des jours avec des horaires totalement décalés. Alors oui, c’est vrai que j’ai pu faire quelques fautes d’orthographe même si elles n’étaient pas "monstrueuses", mais avec un tel rythme de travail, peut-on vraiment m’en vouloir ?



Qu'en est-il du stagiaire de BFMTV ?

















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