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Stéphane Larue Stéphane Larue


Rita Ora : Voici son nouveau clip - How We Do (Party)


Publié le Jeudi 18 Octobre 2012 - modifié le Jeudi 18 Octobre 2012 - 18:35


Rita Ora : Voici son nouveau clip - How We Do (Party)
Lorsque Rita Ora entre dans une pièce, on se sent en face d'une star désignée par des instances supérieures, mais personne ne semble l'avoir dit à la jeune londonienne et future princesse de la pop elle-même. Elle n'en adopte pas le comportement.

Elle salue les barmans disséminés dans les bars de son quartier comme de vieux amis, principalement parce qu'ils le sont. Elle adresse le même sourire aux filles du vestiaire comme à l'équipe d'encadrement.  Des amis passent lui dire un rapide bonjour. Des inconnus l'observent, et ils ont bien de la peine à contenir leur admiration. Sans l'ombre d'un doute, l'aura particulière de Rita Ora illumine ce samedi soir à Notting Hill. Elle n'est peut-être pas née star, mais on l'a manifestement désignée comme telle.

Les artistes qui font le buzz vont et viennent, mais ceux qui ont entendu le résultat réussi de sa première session d'enregistrement en tant que chanteuse solo, accompagnée par une équipe de production de premier ordre, ont le sentiment que l’engouement que suscite Rita Ora chez eux est sur le point de conquérir le paysage de la pop internationale. Avec son sens du style affûté puisé dans les rues qui l'ont vue grandir, mais aussi un look de star original, pur et pointu, elle réconcilie les contradictions à merveille.

Rita est l'une des rares chanteuses britanniques à avoir percé dès les premières mesures de sa carrière en se destinant au statut de star mondiale. Alors d'où vient cette timidité à célébrer sa gloire ?  « Vous voulez savoir pourquoi ? Je semble peut-être confiante à propos de tout ça. C'est peut-être tout ce dont j'ai toujours rêvé, et le seul domaine dans lequel j'excelle. Mais en tout cas, ça me rend encore extrêmement nerveuse. »

Elle occulte presque qu'elle est déjà entrée dans l'histoire des charts anglais pour sa participation au titre Hot Right Now de DJ Fresh, l'un des premiers singles de drum'n'bass à s'être propulsé en tête des classements du pays. « Ce fut le triomphe de Fresh ». Elle attribue tout le mérite au producteur, alors que sa voix a clairement contribué à la personnalité de ce morceau. « Rendez-vous compte ! Il a commencé avec un petit label drum’n’bass à l'époque, et maintenant, il est numéro un pour la première fois. C'est une incroyable expérience pour lui, et il mérite cette réussite. »

Malgré tout, le succès formidable de son premier numéro 1 ressemble beaucoup à une répétition générale, à l'ouverture ou au prélude de la performance principale : le premier album solo de Rita Ora. Si Hot Right Now s'est temporairement propulsé en tête des charts britanniques, son album solo va les conquérir.

Rita Ora chante depuis l'âge de six ans. C'est à cette période que la magie se créé. « Ce qui m'a le plus attirée à la chanson, c'était le fait de produire une mélodie qui me procurait un bien-être. Je chantais des poèmes. Le but, c'était de provoquer des réactions. Même à cette époque, il s'agissait d'une question d'estime de soi. Je produisais un son, et recueillais des commentaires positifs.  C'est aussi simple que cela. Je pouvais exprimer mes sentiments par le chant. Ce nouveau mode de communication était à la fois inédit et passionnant, et j'en ai tout de suite mesuré le pouvoir. »

Née au début des années 1990 au Kosovo, alors déchiré par la guerre, Rita a moins d'un an lorsqu'elle quitte son pays pour Londres avec son père, sa mère et sa sœur aînée. « On ne m'a pas sensibilisée à mes origines, explique-t-elle, mais de toute évidence, en grandissant, j'ai appris ce que mes parents avaient traversé pour nous faire arriver ici. Je leur dois tout. »
À peine entrée dans l'adolescence, guidée par son goût inné du show ainsi que par sa tessiture vocale remarquable, entraînante et de plus en plus étendue, elle débute sur la scène musicale locale de l'ouest de Londres. Elle parvient à conserver une longueur d'avance en évitant les fausses alertes et les cahots que rencontrent tous ceux qui tentent d'évoluer dans l'élite artistique londonienne, milieu de requins s'il en est. Elle y connaît un succès notable.

Rita a naturellement tendance à mixer pop et rythmes urbains. Sa musique reflète sa créativité débordante de jeune artiste.  Inspirée par les sons entendus dans les rues de Notting Hill, les cuivres du calypso et du ragga du Carnaval se mêlent à la pop grand public qui émane des fast-foods, le swing et le funk de l'histoire de la musique noire locale communient avec les bruits élégants du quartier embourgeoisé. Si sa voix semble métissée, à la fois douce et puissante, riche et humble, c'est aussi parce que son monde se compose de ces factions rivales. Elle a simplement réussi à les transcender par la chanson. « Mon premier album doit être à l’image de ce que je vis », confie-t-elle.

De la même manière, son style vestimentaire personnel unique consiste à mixer à merveille des pièces de créateurs avec des marques à petit prix. Assortir une robe de bal, des chaussures Louis Vuitton et un blouson de motard ne lui fait pas peur. Les bijoux fantaisie ou bling-bling fonctionnent tout aussi bien pour elle. Travailler avec une styliste, « c'est comme faire des essayages de tenues avec des copines avant une soirée, sauf qu’elle me touche un peu plus », affirme-t-elle. Elle est très attachée à son rouge à lèvres rouge et à son blond platine, qui sont sa marque de fabrique. Elle ne s'imagine pas en brune (« J'ai essayé une perruque chez Top Shop il y a peu de temps, et je me suis dit : plus jamais ! »), et se dit ravie d'avoir remarqué lors d'un récent concert à Londres que ses jeunes fans avaient déjà adopté ses caractéristiques lèvres rouges. « Au premier rang, elles portaient toutes du rouge à lèvres rouge. Eh oui !  Trop cool ! »

Si Rita a signé un contrat avec une agence de mannequinat, c'est clairement avec sa musique qu'elle va briller. Son premier single, RIP, est une ode puissante et irrésistible à l'amour perdu. Dès la première écoute, ce titre qui flirte avec la pop, le RnB, le rock et la rave, apporte une touche de nouveauté par son émotion déchirante et résonne comme un coup de tonnerre. C'est le rappeur Drake, passé maître dans l'art du hip-hop et des drames personnels, qui l'a écrit. (« Je craquais complètement sur Drake. Puis, quand j'ai rencontré ce garçon adorable, une belle amitié est née. Je n'arrive toujours pas à croire qu'il m'ait offert une chanson aussi belle »). La production est assurée par le duo Chase & Status, producteurs-stars de la scène Dance britannique. Le rappeur Tinie Tempah y participe et insuffle son énergie. (« Je voulais un artiste britannique. Je dois représenter le Royaume-Uni »). Pourtant, malgré toutes ces indéniables références en or massif, cela n'en reste pas moins un saut dans le grand bain pour Rita Ora. Cette fois, tout le mérite lui revient vraiment.

Et si vous en revoulez, il suffit de demander. Rita Ora a façonné un premier album qui s'apprête à faire valoir ses droits sur la scène internationale. Elle est désormais l'une des priorités de Roc Nation, le label de Jay Z. Le magnat de l'industrie musicale l'a personnellement présentée au public américain il y a quelques mois, lors d'une visite surprise dans les locaux de Z100, la première station de radio aux US. « J'étais tellement stressée ! Mais aussi très impatiente », se rappelle-t-elle avec enthousiasme.

La liste des personnalités qui souhaitent collaborer avec elle est digne d'une cérémonie de remise des prix d'excellence en matière de musique urbaine, des plus confidentielles aux plus populaires : outre Drake et C&S, il faut y ajouter Diplo, Switch, Stargate et The Dream. « J'ai eu une chance incroyable que ces personnes se soient intéressées à moi, et encore plus qu'elles m'aident à réaliser mon album. »

Il en résulte des tubes forts, qui s'apprêtent à dominer la scène pop. « J'ai dû travailler mon instinct pour la pop », explique-t-elle. Il s'exprime bien sur le titre soigné Party and Bullshit, véritable hymne des soirées filles. « Il fallait des paroles dures, car la mélodie est tellement directe. Je voulais un tel effet. Ça raconte ce qu'on éprouve quand on se lève le matin et qu'on a envie d'un autre verre de whisky ». Pendant cinq secondes, elle semble gênée. « On est tous passés par là, pas vrai ? » Parmi ses titres préférés de l'album, elle mentionne aussi Rock The Life, un mid-tempo RnB entêtant chanté avec une voix rauque, et la ballade Love and War, qu'elle interprète magnifiquement. Désormais, il appartient au public de choisir les siens.

L'heure est venue pour Rita Ora de foncer la tête la première et de voir comment son talent exceptionnel se traduira. Après avoir fait la première partie de DJ Fresh et de Coldplay cette année, elle est prête. « Je suis tellement stressée », répète-t-elle. « Maintenant, je dois faire mes preuves. Je ne sais même pas à quoi m'attendre. Il faut que je plonge dans l'inconnu. Je dois le faire. »



















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