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Stéphane Larue Stéphane Larue


Thalys : La directrice du Thalys défend son personnel après l'accusation de Jean-Hugues Anglade (Audio)


Publié le Samedi 22 Août 2015 - modifié le Samedi 22 Août 2015 - 16:11


Agnès Ogier, directrice générale de Thalys défend son personnel "Le personnel a rempli sa mission" (La version audio est ci-dessous) 
 
"Mon objectif n’est pas de mettre en cause Monsieur Anglade. Il a vécu ce qu'il a vécu, quelque chose de très traumatisant. Je ne peux que vous raconter ce que nous a dit notre agent. Tout cela s'est passé très très vite. Ce que je sais dire c'est que le personnel de bord Thalys a rempli sa mission". 

"On avait deux contrôleurs dans la rame de queue, et deux contrôleurs dans la rame de tête. Un des deux contrôleurs de la rame de queue s’est retrouvé juste sous les balles. Il les a senti le frôler. Il a pris avec lui cinq ou six passagers. Il les a emmenés dans le fourgon, un local à bagages. Et là, il a tiré la sonnette d'alarme.

 Il n'y a aucun moment où les agents se sont retrouvés tout seuls et en ayant abandonné le train. Dès que la personne a été maîtrisée le deuxième agent a fait le tour de la rame pour demander qui avait besoin d’assistance, recenser les blessés pour organiser les secours. Les deux agents de rame de tête ont aidé à faire les traductions toute la soirée. Ils n’ont pas lâché jusqu’à ce que l’on renvoie les clients à Paris vers minuit et demi. Une cinquantaine d’agents étaient mobilisés spontanément à Paris pour les accueillir vers 3h du matin". (France Info)


CE QU'IL S'EST PASSE : 

IL A DIT - Jean-Hugues Anglade à propos de la fusillade du Thalys. L'acteur accuse le personnel de s'être enfermé à l’intérieur de leur wagon de travail  : 
"Nous avons entendu des passagers hurler en anglais "Il tire ! Il tire ! Il a une kalachnikov !" J’étais avec mes deux enfants et ma compagne, autour de nous, il y avait une quinzaine de passagers. Tout à coup, des membres du personnel naviguant ont couru dans le couloir.

J’ai pensé que c’était la fin, que nous allions mourir, qu’il allait tous nous tuer.

Oui, on s’est vu mourir car nous étions prisonniers de ce train, et qu’il était impossible de s’échapper de ce cauchemar. On cherchait tous une issue, un moyen de s’enfuir, de survivre. J’ai brisé la vitre pour tirer l’alarme pour arrêter le Thalys ! 

Le verre a méchamment entaillé mon majeur jusqu’à l’os, et les machines ont ralenti. Mais nous étions toujours bloqués à l’intérieur.

Collés les uns aux autres contre la porte métallique de la matrice, nous tapions dessus, nous criions pour que le personnel nous laisse entrer, nous hurlions "Ouvrez !" On voulait qu’ils réagissent ! En vain. Personne nous a répondu. Silence radio... Nous attendions la mort, et nous n’avions pas le choix. 

C’est un miracle. Nous avons eu une chance incroyable d’avoir ces soldats américains. Je veux rendre hommage à leur courage héroïque,  et les remercier, sans eux, nous serions tous morts. »


Vu dans Paris-Match 

















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